La Grèce et son histoire – Athènes et ses merveilles

Je crois vous avoir dit que je m’envolais pour ce pays, retrouver deux couples d’amis. Mais comme dans tous projets, il y a parfois des « couac »… qui viennent bousculer l’ordre établi… et ce fut le cas dans le programme de mon séjour, où, grâce au soleil plus ardent que dans le Nord de la France, j’ai pu garder mon optimisme dès mon arrivée à l’aéroport et la venue de mon ami grec Yannis Mavrikios, bien connu des professionnels du nautisme, puisqu’il fut associé dans le bureau d’études Harlé/Mortain pendant de nombreuses années. Evelyne étant sur le départ pour une mission à l’étranger, je savais qu’il me faudrait « naviguer » seule dans cette ville où l’alphabet… ne facilite pas la compréhension. Mes neurones devront être au top, si je ne veux pas me ridiculiser, moi qui manipule avec difficulté la langue de Shakespeare.
Lors d’un passage rapide dans cette ville en 1983, j’avais en mémoire une ville « encombrée » où la circulation était intense. Si les Jeux Olympiques ont « plombé » les finances de la Grèce, le métro et le tramway, construits pour la circonstance, ont désengorgé la circulation, contribuant ainsi à diminuer la pollution qui ne cessait de se développer.

En évoquant les JO dont ce pays fut à l’origine, c’est à la suite des travaux d‘Héraclès dans le Péloponnèse, que la guerre fut déclarée contre Augias parce qu’il avait refusé de le récompenser pour son travail, comme il l’avait promis. Le fis d’Augias comprit l’injustice et pris la défense du héros. Et après de nombreuses mésaventures, il tua Augias . La victoire avait changé de camp, et pour que les hommes se souviennent de cette victoire, Héraclès institua à Olympie des jeux qui avaient lieu tous les quatre ans : les Jeux Olympiques.

Evelyne en voyage, Yannis au travail, leur adorable fille Marie, à l’école, j’organise ma vie autour de la « culture » celle que j’ai négligé sur les bancs de l’école – la Grèce étant au programme de 5ème… à un âge où mon esprit vagabondait autour de mes passions : le dessin, la musique, le sport, le théâtre, m’éloignant chaque jour de cette autre culture obligatoire, organisée et rigide, que représentait « l’école » et ses nombreuses matières incontournables, mais dont l’utilité m’échappait… à l’époque.

l'immeuble et sa rue

l’immeuble et sa rue

Mes amis m’ayant dit : ici tu es chez toi : je me suis rapidement sentie à l’aise, dès que j’ai pu assimiler le rituel de fermetures – clés et alarme – dans ce vaste appartement, situé dans le quartier un peu éloigné du centre ville, disons, le Neuilly d’Athènes, vue sur la mer en prime.

Tramway  arrivant à la station

Tramway
arrivant à la station

Le Tramway – construit à La Rochelle – est au bout de la rue, parallèle au périphérique jusqu’à son entrée au cœur de la ville. Il m’est rapidement devenu, lui aussi, familier, mon repère pour me déplacer; le Métro, beaucoup plus loin, me paraissant compliqué pour mes neurones déjà suffisamment sollicités…
Je prends un ticket que je garde précieusement pour le contrôleur.. que je ne verrai jamais.. N’ayant pas vu qu’il fallait le composter sur le quai avant d’embarquer, je l’utilise pour tous mes trajets. Les moralistes désapprouveront ce comportement frondeur… contribuant à la ruine de ce pays…

le "pompon" prend de la hauteur à chacun des pas

le « pompon » prend de la hauteur à chacun des pas…

Le garde est figé....

Le garde est figé….

Je vais au terminus de la ligne, aboutissant au Parlement, pour regarder les soldats de la Garde nationale. C’est une des attractions comme l’est celle de la Garde du Palais de Buckingham, là où se concentre une population touristique internationale brandissant appareils photos et caméras pour immortaliser le spectacle de ces hommes, lourdement vêtus, malgré les 40° au soleil, marchant d’un pas cadencé, dans des chaussures où le « pompon » installé à l’extrémité, prend de la hauteur à chacun des pas. C’est assez fascinant, si l’on oublie que ces pauvres bougres doivent transpirer pendant des heures pour que leurs « clouneries » fassent le bonheur des touristes que nous sommes !

changement de la garde

changement de la garde

Puis je décide d’aller à l‘Acropole. Entre l’anglais, dont je suis incapable de dire deux mots dans mon pays, je suis surprise de voir que mon vocabulaire resurgi dès que j’en ai besoin. Ayant gardé quelques rudiments de grammaire, j’arrive entre français et anglais, à me faire comprendre. Mais ces gens, prêts à rendre service, ont un talent pour vous envoyer dans une direction qui n’est pas la bonne… j’allais trouver l’Acropole à droite, puis à gauche et de nouveau à droite… lorsque, fatiguée de marcher, devant un feu devenu rouge, j’aborde un jeune sur son scooter pour lui demander : l’Acropole ? m’explique en français. Je lui dis : « tu m’emmènes » en lui montrant le siège arrière… Réponse : OK. Pas peur la dame !… et me voila embarquée sur le scooter pour l’Acropole…
Dans le désordre de ce pays, la règlementation est peu respectée. Ainsi le casque obligatoire, n’est porté que par les vieux.. qui sans doute, ont eu dans leur vie, quelques frayeurs dans la conduite de cet engin. Les plus jeunes sont insouciants et sous cette chaleur, rouler sans casque ne leur pose aucun problème. Si, sur le périphérique, la vitesse est limitée, les contrôles étant inexistants, ça roule à tout va et stationnent n’importe où ! Evelyne me dit : « j’ai eu deux contraventions en 15 ans »!
Je suis  là pour me « culturer… »

l'Acropole de jour

l’Acropole de jour

De nombreuses villes grecques ont leur Acropole, mais celle d’Athènes est la plus célèbre. Coiffée du Parthénon, c’est une des plus belles œuvres de l’architecture que l’homme ait réalisé.
Il faut du temps pour regarder, visiter, s’imprégner des édifices, du pourquoi de ces constructions. Comme disent les livres : « ce temple domine la ville comme pour rappeler à chaque instant l’âge d’or de la Grèce ancienne ».
Les barrières qui entourent ce grand édifice, le protègent car les travaux de conservation et de reconstruction sont indispensables parce que le marbre, fendillé, doit être consolidé.
Vu le Parthénon et ses colonnes de marbre et le temple de Zeus olympien, le plus haut de toute la Grèce.
Suis retournée plusieurs fois pour m’imprégner de toutes ces richesses et de leur histoire.
Le jardin National à droite du Parlement, est de toute beauté et au milieu de la journée, un havre de fraicheur. Je n’ai pas parcouru les 16 hectares de ce jardin Royal, mais ses allées bordées de statues en marbre, de fontaines et d’arbres centenaires.
Vu le théâtre antique d’Epidaure, immense, grandiose et impressionnant où j’aurais aimé voir un spectacle.
Visité le musée archéologique National, parcouru les vieux quartiers et ses boutiques en compagnie de mon amie Evelyne, revenue de son périple. Elle m’invita un soir sur la terrasse d’un hôtel pour admirer le coucher de soleil sur l’Acropole, puis la nuit installée, les illuminations de cette merveille qui domine la ville. Elle m’a emmenée le long de la côte jusqu’à la sortie de la baie voir le Temple de Poséidon.

l'Acropole de nuit

l’Acropole de nuit

Deux jours après mon arrivée, l’été s’est installé brusquement, passant de 17° à 35°. Mon projet n’était pas de naviguer, mais de me baigner dans cette mer si proche de l’appartement. Proche du cœur de la ville, il existe encore quelques espaces de plages où l’on peut se baigner et se dorer au soleil. Mais cela ne durera pas. Les promoteurs sont en alerte pour se saisir, ou qu’il leur soit offert, ces espaces afin d’y installer des marinas privées comme c’est le cas le long du littoral.
Le club de voile légère que fréquentent mes amis depuis longtemps, est menacé, lui aussi, de disparition ou de reconversion.
C’est effectivement un grand luxe de pouvoir venir à pied et gratuitement se baigner dans la mer. Moi qui boude les plages françaises depuis que je navigue ! Plus je vais sur l’eau, moins je vais dans l’eau. C’est aussi vrai pour la plupart des marins. Mais si ce luxe là est encore aujourd’hui à la portée des Athéniens, il ne le sera bientôt plus.

Chacun sait que ce pays va mal, vit mal. La pauvreté est visible partout. Les jeunes et moins jeunes… n’ont pas de travail. La richesse, là plus qu’ailleurs, est mal répartie. Mais la Grèce est, sera toujours, un beau pays et les gens sont gentils, même si la tristesse de leur situation se voit sur leur visage.
J’ai eu le privilège, lors d’une croisière en voilier entre la Turquie et la France, il y a plus de 20 ans, de découvrir certaines iles. Je serais incapable de les décrire aujourd’hui, mais si le vent y est souvent très virulent, elles gardent leurs beautés sans que des promoteurs ne viennent saccager la beauté du paysage.

Ce fut une belle page d’histoire et d’amitié !

… à suivre

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